OUROBOROS

Les dieux

Quittons les Muses et poursuivons notre chant par les dieux,
Où l'esprit s'élevant au firmament, luira d'un éclat radieux.
Ce chant, sera-ce celui d'immanence ou de transcendance,
Lequel des deux se pourra éclairer une divine ascendance ?

L'esprit se veut toujours isoler et choisir entre ces concepts,
Peinant ou refusant de les intégrer dans un même précepte ?
Il me plait pourtant de parler d'une immano-transcendance,
Ce faisant ainsi entre les deux, une relation de dépendance.

Le corps est à l'esprit, ce que l'homme est à Dieu : un substrat,
Où l'un émerge de la somme de l'autre, dans un subtil contrat,
Formant enfin un tout, supérieur à la somme de ses parties,
Chacun se trouvant alors dans l'ordre des choses réparti.

Dans cet ordre, l'esprit vient aux choses, et les personnalise,
Dotant chacune d'une volonté particulière qu'elle idéalise.
Le singe est à l'homme, ce que l'homme est à dieu : un imitateur,
Feignant d'être des mystères du monde, les organisateurs.

L'ordre naturel des choses, est celui que symbolise l'Ouroboros,
Celui des divinités primordiales : Chaos, Nyx, Érèbe, Gaïa, Eros.
Un principe créateur ne manifestant aucune volonté particulière,
Mais capable de créer l'esprit, dans sa dimension singulière.

Cet esprit singulier est celui de Zeus, vainqueur des Titans,
Des Titans symbolisant la nature dans ses premiers instants.
Merci à toi Hésiode, merci à toi Homère de cette imagination,
Elle nous laisse entrevoir, ce que de l'homme sera l'ambition.

Mais le temps est enfin venu de passer du symbole à l'outil,
Le temps où les mythes s'éclairent alors dans leur éclat subtil.
Formant quatre mondes : action, formation, création, émanation,
Que traverse l'arbre de vie, s'élevant vers un dieu en gestation.

A l'échelle de l'homme, dieu semble de tout le commencement,
Alors que d'un éternel recommencement, il est l'aboutissement.
A chaque cycle, il s'incarne en une nouvelle génération adamique,
Dont la révélation, cette apocalypse, n'est en rien cataclysmique.

Il est venu le temps où se rejoignent théogonie et cosmogonie,
Mais ce n'est pas une fin des temps, ni celui d'une agonie,
C'est le temps de la prise de conscience de toute l'Humanité,
Celle d'être une autre réincarnation, d'un dieu de toute éternité.

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La nébuleuse de la Tête de Cheval (Barnard 33 ou IC434)
 est une nébuleuse sombre dans la constellation d'Orion.

Actualisé le 25/07/11

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