Reprenons notre chant par celui des étoiles,
Celles qui du firmament en illuminent la toile,
Traçant par myriades, de célestes constellations
Offrant de sublimes perspectives à l'imagination.
L'esprit ne pense le monde, que tel qu'il le voit,
Une image parfois trompeuse, où il se fourvoie
Ce faisant, que pour répondre à ces énigmes,
Il lui faut souvent changer ses paradigmes.
De l'univers, l'esprit s'en fait un puzzle ludique,
Associant ici les pièces d'une couleur limbique,
Ou bien là, celles de formes qui se ressemblent,
Mais jamais, il n'a la vue complète de l'ensemble.
Les Muses lui soufflent alors une étrange question,
Les phénomènes dont il entrevoit la gestation,
Sont-ils dans l'espace, ou tous issus de l'espace ?
Donner une structure au vide, cela le dépasse.
Tous les corps sont une organisation particulière,
De l'espace les imbibant tous de façon singulière.
Tout n'est que volutes ou tourbillons d'espace,
Luttant contre l'entropie avant qu'ils trépassent.
Par l'entropie tout retourne au chaos primordial,
Où le boson de Higgs, préside au cérémonial,
Celui où tout n'est plus qu'échanges de chaleur,
A l'aune de laquelle s'exprime ainsi toute valeur.
S'il plait au poète, d'aimer un espace chaleureux,
De cette chaleur qui empourpre les bienheureux
Il se peut faire que la vision d'un univers calorique,
Lui fasse craindre des assemblages chimériques.
Toute chose repose sur cette thermodynamique,
De la particule, jusqu'aux générations adamiques,
A toute échelle, l'univers est volutes et tourbillons
Une vison laissant l'esprit tourmenté en haillons.
S'il ce peut faire, revoyons enfin notre cosmogonie,
En ce qu'elle repose sur une théogonie à l'agonie,
Voyons ses phénomènes éphémères sans vanité,
Cueillons ces instants, ils constituent l'éternité.