Ce
chant, se veut simplement définir la Fraternité,
Vous dire, qu'elle est ce lien constituant l'Humanité,
Un lien et non un sentiment, unissant des fratries,
Pour que toutes réunies, elles forment une patrie.
Ce lien social, rassemble alors une diversité d'aspects,
Où plutôt que celui d'amour, on retiendra le respect.
Le respect d'être ce que l'on est, chacun dans son rôle,
Respect de faire ce que l'on doit, respect de sa parole.
Alors, après l'être et le faire, reste encore le devenir,
Où au progrès de chacun, tous se doivent de subvenir.
Seul, il n'y a pas de salut, l'humain n'est qu'atome,
Ne se pouvant vivre ainsi, que d'espérances fantômes.
L'unité ne se peut, que dans la somme d'une diversité,
Dans le respect d'une altérité, formant une université,
Chacun apprenant de l'autre et de soi par l'exemplarité,
Partageant la même vie, partageant les mêmes vérités.
Se faisant ainsi, que l'échec de l'un, est échec collectif,
Où chacun se doit alors, d'apporter les bons correctifs.
Car on ne peut exclure son frère, même condamnable,
Se coupe t'on un bras parce qu'il n'est plus convenable ?
A tous ceux qui parlent d'amour dans la fraternité,
Faisant d'elle une amicale d'égos flattant leur vanité,
Je dirai que certains de mes frères m'insupportent,
Et pourtant, que nous restions frères, cela m'importe.
La Fraternité ne peut s'éprouver que dans l'adversité,
Dans des confrontations certes, mais sans perversité,
Ce n'est pas telle l'autruche, en se cachant les yeux,
Masquant nos divergences, que l'on sera plus joyeux.
La Fraternité, s'exprime au sein d'un réseau social,
0ù chacun poursuit ainsi un but, même commercial,
Car la Fraternité se fonde sur l'échange, le partage,
Faisant du flux de nos richesses, un même héritage.
Reste la possible imbrication sournoise des réseaux,
Où d'aucuns seraient entrainés, agités tel un roseau,
Aliénant sa volonté, risquant de se couper des siens.
Est-il vrai que les amis de mes amis, sont les miens ?