|
De la Préhistoire au début du Moyen Âge
GALLO-ROMAINE
La plupart des blocs architecturaux réemployés dans les fondations des thermes du IVe siècle proviennent d’un portique composé d'une suite d'arcades, haut de plus de 6 m et dit « monument à arcades ». Son plan est inconnu malgré la découverte de près de 25 m d'éléments d'architecture, mais dont on ignore l'agencement d'origine.
Ce portique a la particularité d’être sculpté sur ses deux façades. Les arcades sont surmontées d'une frise et d'une corniche à modillons, dont sont issus la grande majorité des blocs de réemploi retrouvés. Les corniches offrent l'originalité de toujours présenter, dans leur partie centrale, des petits tableaux ornés de végétaux, de visages humains ou d'animaux : lapin, oiseaux, chien, sanglier, biche, lion ...
La destination religieuse du portique paraît s'affirmer avec les représentations de personnages mythologiques encadrant des dieux gréco-romains, mais aussi d’origine gauloise. L'analyse stylistique et architecturale de ces sculptures monumentales permet de les dater de la fin du IIe siècle de notre ère.
D’autres monuments religieux, comme deux piliers à quatre dieux, ont été réutilisés et représentent des divinités du panthéon romain. Une stèle votive figure en revanche la déesse gauloise de l'abondance Rosmerta. Une douzaine de stèles funéraires ont également été découvertes en réemploi. La plupart ne comportent pas de décor sculpté.
Il est difficile de savoir si ces blocs proviennent d’un sanctuaire et d’une nécropole proche du site d’Escolives ou si leur origine est à situer à la périphérie de la ville antique
d'Autessiodurum (Auxerre). Restitution monument à arcades. Dessin A. Olivier, CNRS, 1991.
Les frises et corniches du monument à arcades dans l’exposition permanente, dépôt de fouille d’Escolives. Cliché P. Laurent
La déesse romaine du foyer : Junon. Pierre à quatre dieux du IIe siècle. Cliché P. Laurent
Stèle funéraire figurant une femme portant trois tuniques. IIe siècle. Cliché P. Laurent
|